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mardi 22 novembre 2016

La Saga des Diapositives de Roswell : La vidéo "d'Hygiène Mentale"...






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Les enquêtes sur les phénomènes paranormaux sont toujours menées de façon complètement bancales..
Le cas des "Diapositives de Roswell" est caractéristique de cette mauvaise méthode. il a été présenté comme une preuve irréfutable de la présence extraterrestre sur Terre.
Cette histoire est un support pédagogique idéal pour expliquer ce qu'il ne faut pas faire lors d'une enquête sur un phénomène paranormal.
C'est un prétexte pour moi pour expliquer la méthode que je pense être la meilleure pour chercher la vérité sur un truc extraordinaire : celle de la Pensée Critique.


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J'ai également pensé que cette histoire que je suivais devenait sous mes yeux un véritable cas d'école pour la pensée critique et l'auto-défense intellectuelle.
Christophe Michel, de la chaîne YouTube Hygiène Mentale a justement réalisé une vidéo dans laquelle il se sert du prétexte de ces diapositives pour un support pédagogique afin d'expliquer ce qu'il ne faut pas faire lors d'une enquête sur un phénomène "extraordinaire"...

Voici cette vidéo :






Gilles Fernandez, November 2016.

jeudi 6 octobre 2016

Nouvelle Thèse Universitaire : Le Modèle SocioPsychologique du Phénomène OVNI, par Jean Michel Abrassart...




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La thèse de Doctorat de Jean Michel Abrassart est téléchargeable ou en lecture écran en ouvrant ce lien.

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Extraits :

Le phénomène OVNI est comme une botte de foin : les défenseurs de l’hypothèse extraterrestre recherchent une aiguille dans une botte de foin, alors que les chercheurs travaillant dans le cadre théorique de l’hypothèse sociopsychologique s’intéressent à la botte de foin dans son ensemble. 
Dans le cadre du modèle sociopsychologique, nous sommes intéressés par la botte de foin et pas tellement par une hypothétique anomalie en son sein.
Lorsque l’on examine les éléments empiriques que les ufologues présentent à la communauté scientifique comme « preuves », il est important de ne pas uniquement considérer ce qu’ils ont mais aussi ce qu’ils devraient avoir mais qu’ils n’ont pas. Autrement dit, l’absence d’éléments que l’on devrait avoir si une hypothèse était vraie va à l’encontre de cette hypothèse lorsque l’on évalue sa pertinence. 
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L'ufologue français René Fouéré (1969) écrit au sujet de la diversité des stimuli pouvant
générer une méprise :
« Quand on ajoute à la liste des phénomènes naturels surprenants celle des phénomènes
aériens que la technique humaine, civile et militaire, est capable de provoquer, on est quelque peu effrayé de la masse des connaissances qu'un observateur devrait posséder pour savoir si telle lueur ou telle forme qu'il aperçoit dans le ciel est ou non réellement insolite, peut ou non s'expliquer soit par le jeu des forces naturelles, soit par l'industrie et l'initiative des hommes.
S'il devait se renseigner au sujet de ce qu'il a pu voir, ce n'est pas à un seul spécialiste mais à tout un aréopage de spécialistes qu'il devrait s'adresser, c'est tout un centre d'information pluridisciplinaire qu'il lui faudrait consulter. »

Le phénomène OVNI naît pour sa part de la rencontre entre des stimuli physiques dans le ciel et des individus qui projettent sur eux des représentations culturelles.  Et s’il y avait vraiment une anomalie cachée au cœur du phénomène ? Si une telle anomalie existait, elle n’expliquerait en réalité qu’un très faible pourcentage des observations. Elle ne rendrait compte que d’une fraction des cas résiduels, eux-mêmes une fraction de l’ensemble des cas. 
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Les travaux universitaires prenant pour objet d'étude "le phénomène OVNI" et ses thématiques connexes (comme les abductions) sont plutôt rares et encore plus en langue Française (Toselli ou ici et ). 
Quant à un état des lieux du modèle sociopsychologique, cela se compte sur les doigts de la main...
Voilà au moins quelques raisons de se satisfaire à voir cette thèse finalisée.

J'espère qu'elle en encouragera d'autres, notamment en psychologie cognitive et expérimentale : en effet, même si on y trouve des références à des travaux de psychologie cognitive, je pense qu'il est possible d'aller plus avant pour soutenir et continuer à valider le modèle sociopsychologique par un ensemble de protocoles expérimentaux. Et donc de tester dans la labo (ou in situ), le modèle.
Cette "rencontre de stimuli physiques" sur lesquels seraient ou sont projetés des "représentations culturelles" - des processus cognitifs dirigés par les concepts - ou mettant en oeuvre des processus de plus bas niveau, dirigés par les données (je pense à l'airship effect) est à mon humble avis facilement testable par des protocoles et une voie féconde. 


Exemple de dessins alors que le stimulus réel était une rentrée atmosphérique...

Le protocole d'Edgar Wunder...

A peu près tout ce qu'un état des lieux méritait, du moins pour ce qui est de ma propre connaissance et immersion, et donc relative du sujet, quant au modèle sociopsychologique, figure dans la thèse.

Quelques remarques tout à fait mineures, d'autant que je suis biaisé par ces aspects qui m'intéressent particulièrement, et j'en suis tout à fait conscient. De plus, je n'ai fait qu'une lecture, ce qui est bien peu :

J'aurais aimé que la plasticité du phénomène OVNI (forme, taille, vitesse, comportement, etc.) soit encore plus présente, de même que la contextualisation des termes "soucoupes volantes" et "disques volants" pour les contemporains de 1947, qu'ils soient civils ou militaires (documents déclassifiés). 

Des méprises simples aux faux-souvenirs, j'attendais plus d'exemples afin de les asseoir ou les illustrer empiriquement. De même, qu'un catalogue des stimuli prosaïques générant des rapports, vidéos ou photographies d'OVNI aurait peu être tenté. 

L'indiscernabilité/discernabilité OVNI/OVI aurait peut-être pu être fouillée plus avant, notamment par un état de l'art des études "statistiques" à disposition du chercheur (études Battelle - SR n°14 -, Poher-Vallée ou encore Rospars récemment).

M. Monnerie esquissa le modèle sociopsychologique, mais fût assez maladroit. 
C. Maugé, J. Scornaux, P. Toselli (et d'autres) l'auront rendu plus rigoureux. Puis, Rossoni, Maillot & Déguillaume. 
Abrassart le fait entrer dans l'Université.

En souhaitant donc vivement que ce travail suscite des vocations et des travaux de recherche dans le monde universitaire et qu'il participe "à créer des réseaux scientifiques dignes de ce nom".

Gilles Fernandez, Octobre 2016.



dimanche 26 juin 2016

Rencontre rapprochée à Ariel School, Ruwa, Zimbabwe 1994 ? Quelques Contre-Tons...

Ce billet est une synthèse d'un travail collectif commencé en 2010/2011. Il n'aurait pas été rendu possible sans les analyses de certains intervenants des forum UFO-Scepticisme et Reality Uncovered, et en particulier et surtout mon ami Nab Lator. Mais aussi suite à de plus récents échanges privés.


Add-On 21 July 2016: Robert Sheaffer summerized and translated into English the "essential" parts of this article. A New Investigation of the 1994 Ariel School Case.
Add-on 10 September 2016: Spanish (short version).
Add-on 16 August 2016: UFO-Mail nr. 223. (in Danish)
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L'observation d'Ariel School est l'une des plus importantes dans l'histoire récente des OVNI (Dominique Callimanopulos in Exploring African and Other Alien Abductions).
En 1994, Ariel School à Ruwa a été le site d'une observation d'un atterrissage d'OVNI. Certains élèves parmi la soixantaine impliquée dans l'observation ont également rapporté qu'un "être étrange" a communiqué avec eux les yeux dans les yeux. (Wikipédia).
Le 14 Septembre 1994, un OVNI a filé à travers le ciel de l'Afrique australe. Deux jours plus tard, quelque chose a atterri dans une cour d'école en Ruwa, au Zimbabwe, avec trois ou quatre choses à côté de lui, selon la journaliste Cynthia Hind. Cela a été vu par 62 écoliers, qui avaient peu ou pas été exposés à la télévision ou la presse populaire à propos d'OVNI. Cynthia Hind les a interrogés au lendemain de la rencontre et leur a fait faire des dessins de ce qu'ils avaient vu. (UFO Evidence).

Un des dessins de la rencontre par l'un des enfants...


Une comparaison entre le dessin plus haut d'un des enfants et un hélicoptère par M. Ellard... Source.

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Ce cas est donc considéré comme l'une des meilleures preuves de l'ufologie, d'autant plus qu'il est relativement récent. Il est d'ailleurs actuellement très souvent évoqué dans la "blogosphère" ufologique (comme par exemple sur le groupe FaceBook UFO-Updates), car un documentaire impliquant les témoins de 1994 retrouvés et interviewés à nouveau va bientôt sortir (en 2017 ?), Ariel Phenomenon. Voici son teaser/bande-annonce :



Je connais très peu d'articles ou de discussions sur le cas apportant des contre-tons, excepté celle en Anglais sur le forum Reality-Uncovered et celle en Français sur le forum UFO-Scepticisme à laquelle j'ai également participé. Je me propose d'en résumer les point principaux, mais en ajoutant aussi des éléments de réflexion personnelle.

Pour cela, il est important de découper ce cas en deux temps qui ont leur importance : la venue et les sessions d'interviewes de Cynthia Hind et celles de John Mack, deux mois après la venue de la première.
Si vous avez consulté les hyperliens (en orange) concernant ces deux personnes, vous avez noté qu'elles ont un très fort intérêt pour les OVNI. Et Mack plus particulièrement pour les abductions (voir par exemple cet autre billet concernant cette thématique) mais aussi pour l'écologie et la protection de la planète, le militantisme anti-nucléaire. On peut aussi lire l'entrée "alien abduction" sur le dictionnaire sceptique (en Anglais) ou encore en Français.
Aussi, il convient de s'interroger si, du fait de ce fort background culturel des enquêteurs, celui-ci n'aurait pas contaminé les témoignages, comme nous y reviendrons, du fait d'une méthodologie d'entretien avec l'enfant guère orthodoxe et très loin des canons et standards habituels, notamment ceux issus de la psychologie cognitive et de la criminologie.

Ainsi, il est particulièrement intéressant (ou révélateur) de constater combien la protection et l'écologie de la planète "apparaissent" dans les témoignages des enfants quand Mack les interroge, alors que cette thématique n'était pas présente dans les narratifs recueillis par Cynthia Hind...

La journaliste Cynthia Hind et le Docteur John E. Mack...

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La Venue de Cynthia Hind à l'Ecole...


Il est important de savoir que si Cynthia Hind s'est déplacée à l'école, il y avait un contexte propice, tout à fait particulier et exceptionnel : le Pays faisait l'objet d'une "vague d'OVNI" (UFO flap en Anglais) le 14 septembre 1994.
Mais quel était donc cet objet qui a survolé le ciel et donné lieu à des rapports d'OVNI : un engin venu d'un autre monde (et qui aurait atterri plus tard près de l'école ?) ou bien quelque chose de beaucoup plus conventionnel, quoique légitimement surprenant pour des observateurs ?

Ces rapports d'OVNI du 14 septembre 1994 ont justement été récoltés et ont fait l'objet d'un article de Cynthia Hind dans la revue à laquelle elle a beaucoup contribué, UFO AFRINEWS, et en particulier le numéro 11, pp.4-18, Cet article nous indique que les observations de cet objet filant dans le ciel ont eu lieu entre 20h50 et 21h05. Certains des témoins ont réalisé des dessins de cet OVNI. En voici quelques uns :

Dessins de témoins de l'OVNI ayant survolé l'Afrique Australe le 14 Septembre 1994 entre 20h50 et 21h05...

Dessins de témoins de l'OVNI ayant survolé l'Afrique Australe le 14 Septembre 1994 entre 20h50 et 21h05...


Le lecteur de ce blog a sans doute remarqué un fort air de famille avec d'autres dessins d'OVNI, alors que le stimulus conventionnel qui les a généré n'était qu'une rentrée atmosphérique (débris spatiaux manufacturés), notamment avec ceux présentés dans cet article (en Anglais), au chapitre Human Inter-Individual Variability in Perception, Memorization and Restoration of an Event or Stimulus.

L'Afrique Australe, et en particulier autour d'Harare, a-t-elle connu le passage d'une rentrée atmosphérique visible depuis son sol ? La réponse est affirmative et se trouve dans le Catalogue des Rentrées Atmosphériques de Ted Molczan :
Capture du catalogue de Ted Molczan pour le 14 septembre 1994... Vous pouvez cliquer sur l'image pour l’agrandir.

L'heure correspond également (18h51 UTC = 20h51 locale). A partir de logiciels, il est même possible de savoir si la rentrée était visible par exemple pour Harare. C'est ce que s'est proposé de faire "Nab Lator" :

Le passage de la rentrée atmosphérique de Cosmos 2290r depuis Harare entre 20h50 et 20h54 locales...
Aussi, l'objet qui a survolé le ciel de l'Afrique Australe et qui a donné légitimement (et classiquement) lieu à des rapports d'OVNI n'était qu'une rentrée atmosphérique...

C'est donc pendant ce contexte ufologique particulier que Cynthia Hind se rend à Ariel School, ayant eu vent d'un "incident" impliquant une "soixantaine" d'élèves entre 5 et 12 ans environ. Elle décide de s'entretenir avec eux. Ceci est relaté dans le numéro d'UFOAFRINEWS déjà cité, mais également le suivant.
On retrouve les sessions d'entretien avec les enfants dans un documentaire, et en particulier les extraits suivants :




L'entretien avec l'enfant a été l'objet de nombreuses expériences et articles scientifiques, adaptations et créations de protocoles standards d'entretien, en psychologie ou en criminologie, en vue d'éviter ou de minimiser bien des biais qui se manifestent lors de tels entretiens (ou même questionnaires) et qui "polluent" les témoignages. 
La méthodologie d'entretien avec les enfants de Cynthia Hind est vraiment très loin de ces standards de telle façon à au moins contrôler ces biais et variables parasites (surtout chez les jeunes enfants), mais justement ou pire elle les maximise... Elle n'est pas à blâmer, car sans aucun doute non-formée à l'entretien avec l'enfant, mais ceci nous permet de mieux comprendre ce qui se passe ici. Et surtout d'avoir un tout autre regard que celui des ufologues sur les témoignages et les dessins des enfants, bien plus précautionneux et critique...

Les criminologues et les psychologues recommandent déjà deux principaux critères méthodologiques en ce qui concerne l'entretien avec l'enfant que Cynthia Hind ne respecte pas : l'entretien individuel et favoriser la narration libre. 

La narration libre n'est pas respectée : L'interviewer, l'enquêteur policier (ou non) ou le praticien se doit toujours d'interroger l'enfant sur son souvenir et son rappel de l’événement en laissant l'enfant délivrer son témoignage. Il ne doit absolument pas l’interrompre, ni lui poser des questions spécifiques et précises. Au mieux, il peut de temps en temps et uniquement le paraphraser, afin d'encourager l'enfant à continuer son récit. C'est dans un temps second, et uniquement, que l'on peut engager une seconde phase à l'entretien, celle des questions, mais là encore avec un certain nombre de précautions et procédures standards qui s'imposent (nous y reviendrons).

Les sessions d'entretien sont collectives et non pas individuelles : L'entretien avec l'enfant doit se faire de manière individuelle (là encore avec une procédure particulière). Or, dans les extraits vidéo-enregistrés plus haut, il est frappant de voir que les enfants sont interrogés en "rang", de quatre à six enfants. Parfois, d'autres enfants sont en arrière-plan et écoutent un autre enfant interrogé. Les adultes discutent entre eux ou "débriefent" alors que les enfants sont encore très proches et présents...
Aussi, les enfants entendent ce que les autres racontent (y compris les adultes), et risquent donc de se co-influencer les uns les autres. Pire encore, un enfant qui n'aurait rien ou très peu vu, voit que ses petits camarades détaillent quelque chose et que cela intéresse fortement l'adulte (récompenses verbale et non-verbale). Cela pourrait encourager à participer au "jeu"...

Exemple/capture lors d'une session d'entretien par Cynthia Hind où un enfant interrogé par elle est écouté par d'autres enfants...

Autre exemple/capture d'une session d'entretien avec les enfants par Cynthia Hind : six enfants sont placés côte à côte et elle les interroge un par un, les uns et les autres s'entendant mutuellement... Ensuite, Cynthia Hind et l'adulte (headmaster ?) discutent et "débriefent" alors que les enfants sont encore présents...

Ces sessions collectives ont donc permis aux enfants de s'entendre les uns et l'autres, voire de se copier les uns les autres, pris dans un jeu où ils voient l'adulte et gentille dame intéressés par les narrations. Il faut donc en livrer une à son tour, pour ne pas être exclu ou intrus dans ce "jeu" qui s'est instauré. Ceci participant ou ayant potentiellement participé à donner une certaine homogénéité aux récits et donc détails rapportés...
De plus, c'est Cynthia Hind qui dirige l'entretien, interrompant sans cesse les enfants et ne privilégiant aucunement la narration libre.

On peut aussi s’interroger si le fait que les entretiens comme les séances de dessins ont eu lieu à l'école, ceci n'a pas conduit justement, encouragé ou "biaisé" à faire de ce qui se voudrait comme des recueils de témoignages ... des sortes d'épreuves scolaires, où, par exemple, l'enfant pense qu'il doit absolument répondre aux questions, produire un dessin, que l'adulte (ou l'autorité ici) sera en attente de réponses et donc qu'il produise...

D'autres variables parasites et "supra-additives" ont certainement été à l'oeuvre ici (ou on peut légitimement s'interroger). Par exemple, comme il s'agit de très jeunes enfants et que la TV (plusieurs chaines visiblement, BBC, SATV, etc.), une journaliste, sont venues, les parents ont sûrement été prévenus (pour quelque autorisation), Cynthia Hind présentée aux enfants, les parents discutant avec les enfants (de la vague d'OVNI en cours ?).

Ce genre d’événement à l'école a dû suscité l'intérêt et des discussions entre les enfants, les instituteurs, les parents, etc. Tout une série d’interactions pouvant "contaminer" les témoignages, c'est à dire à introduire chez les enfants l'idée que leur expérience avait à voir avec les OVNI et les extraterrestres.
Une des enfants déclare d'ailleurs (Charity S.) et interrogée par Tim Leach de la BBC à savoir si elle a déjà entendu parler d'OVNI, elle déclare: Je n'ai pas entendu parler d'OVNI avant (I've not heard of UFO before). Avant quoi ? Qu'on parle d'OVNI et d’extraterrestre justement avec les adultes, la journaliste, les parents suite à cet événement ? ...

En réalité, les témoignages recueillis par Cynthia Hind sont assez peu chargés en détails ufologiques "sensationnels" ; On est d'ailleurs très loin d'en retrouver une soixantaine dans l'article d'UFOAfrinews - je n'ai trouvé que deux ou trois mentions d'aliens - et une dizaine d'extraits de narrations (et cela, en se disant que les récits les plus sensationnels ont sans doute pourtant été sélectionnés)...
Et ce, si on les compare avec ceux qui seront recueillis par J. Mack deux mois après (embellissements et autres variables, biais que nous aborderons plus tard ?).

Par exemple, une des enfants (Lisa P.) déclare avoir d'abord pensé à un "alien", avant qu'elle ne réalise qu'il pouvait ne s'agir que... du jardinier (I thought it was an alien and then I thought it was the gardener).

Un autre enfant (Daniel M.) : Au début, je pensais que c'était quelqu'un du compound (quartier ouvriers agricoles) jouant autour. Ses cheveux n'étaient pas ceux habituels aux africains  - très bouclés et près de la tête - C'était plutôt comme des cheveux d'hippy, longs et noirs.
(At first I thought it was someone from the compound (labourers ' quarter) playing around. his hair was not like the usual African hair - very curly and close to the head- it was almost like a hippy's hair, long and black).

Les Dessins : Là encore, le gros problème ou contre-ton que l'on peut apporter aux dessins, c'est qu'ils ont été réalisés en séance collective et non individuelle (par le "proviseur" - headmaster -, et donc une sorte de tâche "scolaire", voir plus haut et après). Non seulement l'enfant voit que ses petits camarades dessinent, et donc que même si lui n'a pas vu grand chose, il va falloir dessiner.

Quand ont-ils été réalisés ?  Ce n'est vraiment pas clair et ce délai est une variable très importante eu égard à tous les facteurs psychosocioculturels évoqués tout le long de cet article et ayant potentiellement impactés ces dessins.
Selon Cynthia Hind dans UFOAFRINEWS, les dessins auraient été réalisés à la demande du HeadMaster, lorsque les enfants seraient retournés en classe...
Mais dans une autre source rédigée par elle-même, ce serait elle qui aurait demandé (au téléphone ?) et au "Proviseur" que les enfants dessinent avant son arrivée [deux jours après "l'incident"]*.
Enfin, lors de cette conférence (vers 1 heure 5 minutes) le réalisateur du futur documentaire (voir le trailer plus-haut) parle de dessin réalisés "un ou deux jours après".
De plus, il existe deux sessions de dessins, celle à la demande de Cynthia Hind (un ou deux jours après l’événement) et celle de John Mack (deux mois après).
Souvent, les dessins de l'une et de l'autre des deux sessions sont mélangés dans les présentations sensationnalistes (comme lors de la conférence du lien précèdent).

* "I had suggested to Mr. Mackie prior to visiting the school and before the children had been interviewed that he let the children draw what they had seen."


Combien de dessins ? Les medias ufologiques nous proposent souvent ou laissent à penser à leurs lecteurs, téléspectateurs ou auditeurs à 62 dessins, bien homogènes et décrivant la même chose. Mais Cynthia Hind elle même parle de 30 à 40 dessins, et qu'elle dispose de 22 de ceux-ci (photocopies) "parmi les plus explicites et clairs". Les autres ne le seraient donc pas ? ... Aussi, il ne faut pas mélanger les dessins effectués à la demande de Cynthia Hind et ceux réalisés lors de la venue de John Mack deux mois plus tard (ce qui n'est pas précisé dans les médias ufologiques).

* "[...] and he [headmaster] now has about 30-40 drawings, some of which are very explicit and clear, although some are rather vague. The children's' ages vary from 5/6 to 12 years. I have 22 photocopies of the clearer drawings as Mr. Mackie kindly allowed me to page through the pictures and choose those I wanted."

Ce sont à peu près toujours les mêmes (une dizaine/quinzaine) qui sont présentés dans les émissions ou articles ufologiques... Et, à nouveau, il est important de noter que sont mélangés ceux effectués à la demande de Cynthia Hind et ceux réalisés lors de la venue de John Mack, deux mois après.
A-t-on sélectionné ceux-ci parce que les plus "sensationnels" et "ufologiques" ? A nouveau, la séance en question (collective) a certainement forcé les enfants à dessiner et "produire - quitte à imaginer ou tenter de dessiner ce que les autres ont rapportés et ce que les adultes attendent ?

Les dessins qui sont le plus souvent présentés par les médias ufologiques...
Enfin, et ceci est rarement mentionné ou remarqué, il y a également eu une session où les enfants étaient invités à dessiner au tableau cette-fois ci, et pas simplement sur papier. Là encore, cela ne revient-il pas littéralement "à envoyer l'enfant au tableau" ? Et c'est encore à mon avis une erreur méthodologique : on met l'enfant comme lors d'une situation d'exercice scolaire, le "forçant à produire", l'adulte et autorité attendant quelque chose (et "autorité" qui le récompensera verbalement ou non-verbalement)...

"Au tableau, Mademoiselle"...
John Mack aussi, deux mois plus tard, invitera encore les enfants à dessiner...

Session de dessin, cette fois-ci avec John Mack, deux mois plus tard.

Idem...

Idem...

Comme c'est le cas pour les narratifs recueillis par Cynthia Hind, certains dessins rarement présentés ne sont guère sensationnels. Drôles d'occupants venant d'outre-espace...

On retrouve notre E.T. Hippy (ou Rastaman)...


Le dessin d'Oriana F....

Un dessin peu sensationnaliste... (source : https://www.youtube.com/watch?v=g41mxGQPp0k)
Pour un dessin, l'engin est colorié... en rouge ; Parfois, il y a plusieurs "engins", parfois un seul... Un dessin montre deux "occupants" sans visage, alors que la majorité (des témoignages comme des dessins) n'indiquent qu'un seul individu...

Par exemple, pour le dessin juste plus haut (Oriana donc), mais également reproduit plus bas, l'extrait de narratif était pourtant : J''ai vu ce bâton noir, un très mince, longue chose sur le dessus de la chose d'argent / I saw this black stick, a very thin, long thing on top of the silver thing (UFOAFRINEWS n°12).

On dirait que le "bâton" est devenu "l'entité" ? Ou en d'autres termes, "le stéréotype" (personnage à longs cheveux et yeux noirs) d'autres enfants qu'elle aurait écouté et ajouté au dessin ?

Ou encore, elle précisera plus tard (circa 2009) : Contrairement à d'autres enfants je n'ai pas pu voir/réussi à voir les aliens. Le gamin qui les vit est allé au-delà des limites du terrain de jeu et  je craignais de le faire à cause des règles de l'école.Unlike other kids i did not get to see aliens. The kid who saw them went beyond the boundaries of the playground which i was afraid to do because of the school rules.

Elle n'a donc rien vu du "personnage" mais il est pourtant bien présent (et relativement bien détaillé) sur son dessin... Pourquoi avoir dessiner un "personnage alors ? Probablement du fait des mécanismes de "contamination" que nous évoquons tout le long de cet article...


Le dessin d'Oriana F. ...

Cette session de dessins (en fait ces sessions...) ne s'est-elle pas comportée un peu comme un exercice scolaire ou un jeu complexe pour lequel l'enfant se sent obligé de produire quelque chose, quitte à imaginer, seul ou en fonction de ce qui a été rapporté par les autres enfants, la journaliste, les parents ? Mais aussi pour ne pas être "exclu" au sens de la psychologie sociale? Pour faire plaisir à la gentille dame, aux adultes, puis bientôt au gentil docteur Mack, encore ?...

Il est peut-être important de souligner aussi, à la lecture des articles de la revue UFOAFRINEWS que seul un petit groupe d'enfants s'est rapproché (une dizaine), les autres ayant vu de loin quelque lumière ou forme (la "cour" de l'école étant très grande). A quel groupe d'enfants (ceux qui se sont rapprochés ou non) correspond tel ou tel dessin (et récit) ? Et ce, afin d'examiner la part (ou non) d'imagination qui a ou aurait été mise en oeuvre pour ces dessins. Nous avons déjà montré que la petite Oriana ne faisait pas partie du groupe qui a approché et qu'elle déclare même n'avoir rien vu "des aliens". Pourtant elle dessinera l'entité...
De plus, ce détail, s'il en est un, permet de "revoir à la baisse" ou de façon beaucoup plus critique, le genre de titre "racoleur" de 62 enfants ayant fait une rencontre rapprochée qui trop souvent accompagne le cas dans les médias ufologiques ou sensationnalistes...

Mentionnons aussi, car cela n'est pratiquement jamais fait, que certains des témoins doutent des allégations des autres ou même avouèrent avoir "menti" . Par exemple Shelley S. :

J'ai entendu dire plus tard que Lizel et un autre gars dont j'ai oublié le nom ont avoué avoir menti pour obtenir de passer à la télévision et ma sœur et moi étions là-bas et nous avons regardé et encore regardé et a demandé une centaine de fois où sur la terre nous devrions regarder, et on ne pouvait voir quoi que ce soit, à part le fait que là où tout le monde pointait était à des MILES de nous, comment diable quelqu'un aurait vu de tels détails, même si quelque chose avait atterri là ?

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I heard that later Lizel and one other guy whose name i forget confessed to having lied to get on TV and my sister and i were both there and we looked and looked and asked a hundred times where on earth we should be looking and we couldn't see anything, aside from the fact that where every1 was pointing was MILES away, how the hell would any1 have seen such detail even if something HAD landed there?

On notera aussi qu'aucun adulte n'est impliqué dans l'observation ou n'a vu quoi que cela soit. D'ailleurs, Mack écrit lui-même dans Passport to the Cosmos : les enfants ont couru avec excitation en retournant à l'école pour dire aux enseignants, qui se trouvaient alors à une réunion, ce qui était arrivé, mais les enseignants ont d'abord rejeté cela comme étant une farce ou l'imagination des enfants, et quand ils sont finalement allés voir, il n'y avait rien à voir. / The children ran excitedly back to the school to tell the teachers, who were in a meeting, what had happened, but the teachers initially dismissed it as a prank or the imagination of the children, and when they finally went to look, there was nothing to be seen.


La Venue du Docteur John Mack...


Ce second temps des entretiens (et dessins !) est important, car c'est là que des détails plus sensationnels vont apparaître dans les récits et devenir "comme par magie" bien plus "ufologiques", un message de protection et d'écologie de la planète livré par l'entité "télépathe"...

Mieux ou donc curieux et révélateur encore, les thématiques très chères à John Mack, comme la protection de la planète, la télépathie, vont "transformer" l'occupant narré ou dessiné par les enfants lors de la venue de Cynthia Hind en un gentil E.T. télépathe et écolo...
Curieuse coincidence ou fait révélateur pointant vers un problème de transfert et de contamination sociopsychosociologique du témoignage par l'interviewer/thérapeute ?

Là encore, ne serait-ce pas la méthodologie d'entretien utilisée par le docteur qui aurait induit et provoqué cela et ces nouvelles unités sémantiques dans les récits ? 
C'est en tout cas ce que "je" pense.

Tout d'abord, et contrairement à ce que j'ai lu parfois ci ou là, Mack ne s'est pas rendu à l'école très vite ou sur le coup, après l’événement, mais deux mois plus tard.

Aussi, John Mack avant ses entretiens avec les enfants, interviendra et répondra à des interviewes au moins sur la Radio 702, lors d'un programme TV qui a suivi les actualités nationales (j'ai décompté deux interventions radio et une intervention TV).
Le 30 novembre 1994, il fera un discours au Club de Sport local avec 300 invités (dont les parents, enfants et instituteurs ?) et présentera ses thématiques...
Ensuite, il aura de nombreuses interactions avec le "proviseur" (Headmaster) de l'école, les instituteurs. Mais aussi les parents puisqu'il allait s'entretenir avec leurs enfants...
Autant de moments où les adultes, puis les enfants, au cours d'un jeu complexe d'interactions vont avoir vent de ses thématiques.

La recherche en psychologie ou en criminologie connait et a connu depuis plusieurs décennies un champ très fécond de publications concernant l'entretien, cognitif ou non (ou concernant les questionnaires) avec les enfants ou les adultes.

Elle a permis la mise au point de protocoles afin de minimiser, et surtout contrôler, certains biais qui peuvent contaminer le recueil de témoignages par entretien (ou questionnaire). Nous avons déjà insisté sur le fait que la narration libre doit être absolument privilégiée comme première phase. 
Une seconde phase, celle des questions doit elle aussi se prémunir de toute une série de biais bien connus (comme la tendance à l'acquiescement, la désirabilité sociale, l'incompréhension ou mauvaise compréhension des questions, le mensonge, etc.)

Ainsi, un des principaux biais est l'effet d'attente. La personne, et notamment l'enfant, va avoir tendance à répondre ce qu'il ou elle pense que l'on attend de lui ou d'elle.
On trouve également la tendance à l'acquiescement (ou "biais vers le oui") à savoir une attraction du sujet pour les réponses positives (Oui, Vrai, D’accord, etc.), et à répondre plus volontier oui que non. Et ce même s'il n'a pas de réponse ou même de réelle opinion sur ce qui lui est demandé.
Le biais de conformisme, à savoir que celui qui est interrogé va avoir tendance à se conformer à la norme sociale ou du groupe restreint (surtout si dans le cas qui est le nôtre, les entretiens sont collectifs et que les enfants s'entendent les uns les autres) mais aussi pour les réponses attendues, surtout si, pour les autres (comme pour lui), elles ont généré quelque récompense verbale ou non-verbale (on a fait plaisir à l'enquêteur, au gentil docteur). Il existe bien de ces biais et tendances.


Extrait de l'article "the cognitive interview of children" (Institute of Forensic Expert Opinions, Kraków).
Conclusion de l'article "l'entretien cognitif" (Université Paris 8)...


C'est pourquoi les psychologues et criminologues ont établi des protocoles standards et rigoureux d'entretien, notamment avec les enfants. Il a été démontré concernant les questions les choses suivantes :

On ne force jamais l'enfant à imaginer dans la question.

Par exemple John Mack demande souvent aux enfants, Dis moi ce que tu IMAGINES (être sa raison de visiter la Terre ?).
(Tell me what do you IMAGINE (is his reason for visiting Earth?). 
Ce genre de question oblige l'enfant à imaginer et il sait que l'adulte attend une réponse. Si l'enfant a répondu, voilà un détail ufologique concernant l’événement, alors qu'il n'a rien à voir...

L'enfant (répondant à cette question l'invitant à IMAGINER): Je pense qu'il est/que c'est ... Quelque chose va se passer / I think it's about... something is gonna happen.

"Pire" encore et dans le même extrait (allez vers 2'37'', video suivante), Mack pose ensuite la question (fermée, suggestive, affirmative) au même enfant :
Mack: Comment cela t'a été communiqué ? / How did that get communicated to you?

Une telle question encourage à nouveau l'enfant à imaginer et à trouver, inventer une réponse factuelle...
Et la magie se produit :

L'enfant: C'est simplement apparu/cela a sauté dans/à ma tête / It just popped in my head.

C'est donc de la télépathie et l'être, un alien télépathe... 

Allez à environ 2'10'' pour voir John Mack poser ce type de question aux enfants :


On retrouve très souvent ce même type de questions forçant l'enfant, non pas à rendre compte de ce dont il a ou aurait été témoin, mais à imaginer, induisant donc les réponses souhaitées par John Mack ou pour lui faire plaisir, sans certitude d'ailleurs parfois de l'enfant !

John Mack : Pourquoi penses-tu qu'ils veulent que nous ayons peur ?
L'Enfant : Peut-être parce que nous ne nous occupons pas de la planète et de l'air correctement.
(John Mack: Why do you THINK they want us to be scared?
Child: MAYBE because we don't look after the planet and the air properly.)

L'enfant ici a probablement deviné ou devine la réponse souhaitée, celle qu'aurait ou a envie d'entendre le docteur suite aux thématiques qui lui sont chères.
On favorisera les questions ouvertes qui permettent des réponses plus longues et élaborées par l'enfant, mais là encore on n’interrompt pas l'enfant...

Les questions fermées doivent être évitées, car si l'enfant n'a pas de réponse ou la réponse, il va ou peut en élaborer ou imaginer une.

Les questions à choix multiples et donc à choix forcé doivent absolument être évitées, surtout chez les enfants. L'enfant peut en choisir une même s'il n'a pas de réelle opinion ou une réelle réponse à ce qui est posé, même s'il n'a pas compris la question. Et ce en vue de faire plaisir à l'intervieweur, ou bien parce que ceci est vu un peu comme un exercice, une tâche "scolaire : l'enfant se sent obligé de choisir parmi ce qui est proposé. Au hasard. On montre expérimentalement que si l'on pose plus tard une même question au cours d'un entretien, il n'est vraiment pas rare et significatif que le jeune enfant choisisse alors l'autre alternative (comme pensant avoir échoué ou avoir donné "la mauvaise réponse" avant).

Extrait de "Forensic Psychology" (2008)  by Salomon M. Fulero et Collaborateurs..

Citons cet exemple entre John Mack et une enfant. Deux questions à choix multiples (et forcé donc), l'enfant choisit les deux fois la seconde alternative, quitte à se contredire.

John Mack : (1ere alternative) Est-ce une idée que tu as eu avant, celle que nous ne prenons pas soin de la planète correctement et de l'air ou (2nd alternative), cette idée t'est venue lorsque tu as eu cette expérience ?
L'enfant : Quand j'ai eu cette expérience. [Elle a choisi 2]
John MackA quel moment as-tu ressenti cela? (1) Quand tu as a vu l'engin, ou (2) lorsque tu es retournée à la maison le soir ? (Mack ne doit pas utiliser de mot comme "engin", mais c'est un autre problème)
L'enfant : Quand je suis rentrée. [Elle a choisi la seconde alternative à chaque fois, quitte à contredire sa précèdente réponse...]

JM: (1) Is this an idea that you have had before, that we don't look after the planet properly and the air or (2) did this idea come to you when you had this experience?
Girl: When I had this experience. [she choose 2]
JM: At wat point did you feel that? (1) When you saw the craft, or (2) when you got home at night? (Mack must NOT use word as craft, but it is another debate, problem)
Girl: When I got home. [she choose 2 again and was contradicting herself and the previous answer she did before, aka the feeling DURING the experience, not later at home...]

Cet extrait est lui aussi sans doute assez révélateur :

Un enfant : Certaines personnes disent que les aliens ... viennent nous avertir ... à propos de quelque chose de mauvais va se passer sur la Terre / Some people say the aliens...come to warn us... about something bad is gonna happen to Earth.

Qui sont ces personnes qui disent cela ? La culture OVNI ? Les adultes, les parents, les instituteurs, John Mack qu'on a entendu dire cela ? 

Au total, tout comme chez Cynthia Hind, mais sans doute de façon pire (Mack ne se rend sans doute pas compte qu'il induit ou risque d'induire des faux-souvenirs aux enfants, fort dommageables pour leur personnalité), la méthodologie d'entretien avec les enfants de John Mack, quoique sans doute lui-même parfaitement honnête dans sa démarche, est vraiment sujette à caution, discutable et s'éloigne des protocoles standards, eu égard aux biais qu'elle induit et aux réponses souhaitées auxquelles elle conduit. L'enfant est sans cesse invité à imaginer, ou encore interrompu ;
La narration libre, pourtant incontournable ici - et recommandée par les psychologues et criminologues -, jamais privilégiée.



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Ce cas est pour moi un parfait exemple de ce que l'on trouve beaucoup trop  souvent en ufologie : un produit ufologique final où, et donc à la fin d'un long processus d’interactions et de variables psychosociales ayant été en jeu, on a un semblant d’homogénéité des narratifs ou des dessins (alors qu'il y en a peu), en très grands nombre, une soixantaine (alors qu'on ne nous les présente pas tous) ;

Principalement parce que l'on a choisi que ceux des dessins les plus sensationnels ou encore sorti et présentant des extraits de narratifs alors que ceux-ci ne proviennent aucunement de narrations libres, mais d'un jeu de questions-réponses où l'on a/aurait conduit inconsciemment l'enfant à produire ce que l'ufologue et enquêteur justement souhaitait et désirait.

Notons aussi que souvent le cas est présenté dans le microcosme ufologique en affirmant que les enfants étaient sans ou libre de toute culture UFO.
Par exemple, sur UFO EVIDENCECela a été vu par 62 écoliers, qui avaient peu ou pas été exposés à la télévision ou la presse populaire à propos d'OVNI. Pourtant, si on lit UFOAFRINEWS et Cynthia Hind dans le texte, celle-ci honnêtement écrivait :


Oui, les enfants blancs.
Des enfants interrogés par deux ufologues blancs qui ne maîtrisent pas le moins du monde les techniques d'entretien avec l'enfant.
On peut se demander si toutes ces variables parasites avaient été autres (et privilégiant donc l'autre "ethnie" et sa propre culture), plutôt que d'avoir un cas "ufologique", on n'aurait pas eu un cas de Tokoloshe.


Dans une des interviewes dirigée par Cynthia Hind et vidéo-enregistrée (video plus haut vers 26'), une des enfants (Emily) déclare "Tout le monde était en train de dire que c'était des OVNI / Everybody was saying they were UFOs."
Par conséquent, les enfants n'étaient pas du tout "UFO-Culture-Free" comme on le lit parfois dans les médias ufologiques afin de renforcer le cas.

Hind reprend ensuite le terme "UFO" en poursuivant l'entretien avec l'enfant...

Cynthia Hind et un adulte (le "proviseur ?) commencent à débriefer et discuter d'autres planètes, de voyages stellaires, etc. .... alors que les  enfants sont encore dans la salle (de 26'40" environ à 29' de la vidéo plus haut...
On est en droit de se demander (et un seul exemple suffit) combien de fois ce genre de variables "contaminantes" ont été à l'oeuvre et ceci nous invitant à regarder désormais le cas et sa sémantique ovniesque avec un œil beaucoup plus avisé et précautionneux.






Cynthia Hind et un adulte (HeadMaster ?) débriefent et discutent "autres planètes", "voyage spatiaux", etc. alors que les enfants sont dans la salle et entendent tout...

Je ne sais pas ce que les enfants ont vu et qui les a sans doute effrayé ou qui a suscité quelque curiosité. Un stimulus (ou des stimuli) "surprenants", sans doute bien de notre Terre et lointain, filtré selon une culture du Tokoloshe et/ou ufologique (suivant les enfants), qui deviendra chez de très rares enfants devenus adultes (comme Emily T. grade 3 - 8/9 ans - à l'époque et son témoignage jamais enregistré ou cité dans l'étude de Hind de 1994-1995 ou le documentaire...) et particulièrement réceptifs et suggestifs aux faux souvenirs implantés par le Docteur John Mack, une rencontre rapprochée avec une ou des entités "télépathes"...

Contrairement à ce que l'on lit parfois, afin de renforcer le cas, beaucoup des enfants avaient "un filtre OVNI" et n'étaient aucunement "UFO-Culture-Free". Ceux-ci, lors de l'observation initiale, auraient-ils élaboré et transposé (projection) à partir d'un stimulus ou des stimuli conventionnels eu égard à ce filtre et influencé / contaminé les autres ? Puis, les adultes, notamment l'ufologue et surtout le docteur, c'est à dire les "autorités"  feront le reste, "encourageant même" cette contamination.
Laissons le mot de la fin à Colin Mackie (le "proviseur" Headmaster ?)  - document de la BBC - :
Je crois que les enfants ont vu quelque chose. Personnellement, j'étais pas là [ ...] les imaginations se sont emportées / I did believe the children saw something. I personally wasn't out there [...] the imaginations got carried away. 


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Un internaute notait en commentaire sur le blog Bad UFOs, la ressemblance entre la "soucoupe volante" dessinée par un des enfants et celle de la série "Les Envahisseurs". La série est-elle passée à la TV du Zimbabwe circa 1994 ? 
La session de dessins ne se serait-elle donc pas comportée comme une sorte de tâche ou de jeu "dessine-moi une soucoupe volante et des entités" quitte à piocher dans des références culturelles, télévisuelles, et locales ?





Bibliographie en cours de collecte et de résumés pour un futur article ou section.

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Gilles Fernandez, June 2016.













mercredi 22 juin 2016

Science & Vie Junior Hors-Série n°118 (Juillet 2016)...

Couverture...

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J'ai eu l'immense honneur d'être longuement consulté pour ce numéro spécial "exobiologie" pour la partie consacrée aux OVNI de cet hors-série du célèbre magazine.

Le numéro est désormais dans vos kiosques...

Bien sûr, il s'adresse avant tout aux adolescents et pré-adolescents.

Quelques cas "bluffants" sont relatés, avec leurs bémols "sceptiques", Cash-Landrum, Téhéran, Vague Belge, Guernesey, Minot, etc...

Une partie sur les stimuli conventionnels pouvant générés des rapports d'OVNI ;

L'indiscernabilité OVNI/OVI ;

Et bien plus encore...

Sommaire...


Gilles Fernandez, June 2016.